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Tuesday, July 29, 2014
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Les médicaments contre-indiqués pendant la grossesse

Les médicaments contre la douleur (antalgiques)
Des effets néfastes pour la mère et l’enfant à naître ont été mis en évidence lorsque certains antalgiques - comme l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) - sont utilisés au cours des quatre derniers mois de la grossesse ; le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme. Leur usage est donc contre-indiqué pendant cette période, sauf dans certaines situations médicales très particulières. Pendant les cinq premiers mois, seul votre médecin peut évaluer le risque éventuel de leur utilisation dans votre cas.
Différents médicaments antalgiques sont utilisés dans le traitement de la douleur : des aspirines utilisées comme antalgiques, des aspirines utilisées pour fluidifier le sang, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et des gels antalgiques contenant un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS).
L’aspirine, utilisée à faible dose pour fluidifier le sang, expose aux mêmes risques que lorsqu’elle est employée à plus forte dose pour ses propriétés antalgiques. En conséquence, en dehors de certaines situations obstétricales très particulières, l’aspirine ne peut être utilisée de façon chronique à faible dose que si cela s’avère nécessaire pendant les cinq premiers mois, et son usage est contre-indiqué au-delà de cette période.
Les AINS destinés à une application locale peuvent traverser la peau et passer dans le sang. Ils exposent ainsi le fœtus aux mêmes risques que lorsque ces médicaments sont pris par voie orale, en particulier lorsqu’ils sont appliqués sur une large surface de peau ou sous un pansement. N’utilisez pas ces gels anti-inflammatoires sans avis médical.

La codéine, à n’utiliser qu’en cas de nécessité.
La codéine est un antitussif efficace et un antalgique puissant. Mais son utilisation contre la toux, ainsi que celle de ses dérivés (codéthyline, pholcodine) ne doit être envisagée en fin de grossesse qu’en cas de nécessité impérative. En effet, chez le nouveau-né d’une mère traitée par des doses élevées peu avant l’accouchement, une insuffisance respiratoire peut survenir. Si la mère a reçu un traitement régulier, même à faible dose, un syndrome de sevrage peut apparaître chez le nouveau-né. Il est donc important de signaler à l’obstétricien la prise éventuelle de codéine ou de ses dérivés, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.

Les médicaments contre le rhume
Certains comprimés utilisés dans le traitement du rhume contiennent un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pour combattre les maux de tête. Des effets néfastes pour la mère et l'enfant à naître ont été mis en évidence lorsque les AINS sont utilisés au cours des quatre derniers mois de la grossesse ; pendant cette période, le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme.
De plus, les traitements oraux du rhume contiennent généralement des vasoconstricteurs décongestionnants (médicaments qui diminuent le diamètre des vaisseaux sanguins comme la pseudoéphédrine ou la phényléphrine) ou des antihistaminiques (chlorphénamine par exemple). Par prudence, l'usage des vasoconstricteurs est déconseillé chez la femme enceinte. Les médicaments contenant un antihistaminique peuvent être utilisés ponctuellement pendant la grossesse, à condition de respecter la posologie recommandée. Leur utilisation dans les jours qui ont précédés l'accouchement doit être signalée au médecin. En effet, une surveillance particulière du nouveau-né peut être nécessaire. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Prudence en cas de prise de somnifères
Les somnifères ne doivent pas être utilisés sans avis médical pendant la grossesse. La prise répétée d'un somnifère dans la semaine qui précède l'accouchement n'est pas recommandée car ces produits restent actifs chez le nouveau-né. Si c'est le cas, prévenez votre médecin afin que votre enfant bénéficie éventuellement d'une surveillance renforcée pendant quelques jours.

Et les vaccins ?
On distingue plusieurs types de vaccin :
- Le vaccin contre la rubéole est contre-indiqué. Néanmoins, si la vaccination est réalisée au début d'une grossesse méconnue, une interruption de grossesse n'est pas justifiée.
- Le vaccin contre la fièvre jaune n'est pas recommandé. Toutefois, le risque lié à la fièvre jaune est infiniment supérieur à celui que fait courir la vaccination. Si un séjour dans une région où la fièvre jaune est présente ne peut être évité, la vaccination reste obligatoire.
- Les vaccins contre l'hépatite A et l'hépatite B sont déconseillés, en raison du manque de recul.
- Le vaccin antidiphtérique n'est pas recommandé.
- La vaccination contre le tétanos et la poliomyélite peut être pratiquée pendant la grossesse.
> Le cas de l'homéopathie et de la phytothérapie
Pendant la grossesse, et pour les problèmes mineurs, les médicaments homéopathiques peuvent être utilisés, à l'exception des teintures mères et des dilutions 1 DH qui contiennent de l'alcool. La prudence reste pourtant de mise, d'autant que certaines spécialités contiennent une association d'homéopathie et de substances relevant de la médecine classique. Dans tous les cas, assurez-vous auprès de votre pharmacien que cette association n'est pas contre-indiquée dans votre situation. La phytothérapie n'est pas sans risques car les plantes, comme les médicaments, peuvent avoir des effets négatifs sur le fœtus. De plus aucune étude de produits de phytothérapie n'a été menée pour en évaluer les effets pendant la grossesse. N'utilisez des produits à base de plantes qu'après avis médical.

Pendant la grossesse, toute médication ou vaccination nécessite un avis médical. Certains vaccins non vivants peuvent être inoculés à la femme enceinte sans risque alors que d’autres sont fortement déconseillés. Pensez à protéger votre grossesse et votre bébé.


Médicaments, vaccins et grossesse par essentielsantetv